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![]() | Kia Sorento 2.2 CRDi Auto (2009) |
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Accueil 4rouesmotrices > Essais routiers > Kia > Kia Sorento 2.2 CRDi Kia Sorento 2.2 CRDi : Essai La marque Kia a progressé à pas de géant depuis qu’elle est importée chez nous. Le Sorento premier du nom, qui avait été l’ambassadeur de la marque, peut donc se retirer pour laisser la place à un nouveau modèle… Certains constructeurs usent du terme « nouveau modèle » dès lors qu’ils changent l’intérieur d’un phare ou la forme d’un feu arrière. Mais là, quand Kia parle de nouveau modèle, on peut dire qu’ils ne nous racontent pas des histoires ! C’est simple, il ne reste rien de la première génération de Kia Sorento, même pas le logo qui a été redessiné. La marque nous avait fait le même coup lors de la refonte du Sportage… La conception d’abord : le précédent était un 4x4 traditionnel, à savoir à châssis-échelle avec caisse fixée par-dessus. La caisse est désormais autoportante. La suspension ensuite, exit l’essieu arrière rigide et bienvenu aux 4 roues indépendantes. Le moteur en profite pour pivoter et se trouver en position transversale et non plus longitudinale. Ce qui implique pas mal de modifications, comme nous allons le voir. Le moteur, d’ailleurs. Il aurait été dommage d’installer un vieux moteur dans un nouveau modèle, mais c’est pourtant souvent ainsi ! Pas cette fois. Nous avons ici un tout nouveau CRDi dont la cylindrée a été réduite à seulement 2.2 litres, mais sa conception très moderne lui permet de développer une puissance de quelques 197 chevaux, ce qui est actuellement un record pour un 4 cylindres diesel à simple turbo. Le couple n’est pas en reste, avec 43.0 mkg de réserve sous le pied. L’implantation transversale du moteur a imposé de nouvelles boites de vitesses. Celles-ci comptent désormais 6 rapports, que l’on ait choisi la boite manuelle comme la boite automatique. La transmission est du coup complètement revue. Alors que le premier opus était un classique 4x4, propulsion pouvant disposer d'un report sur les roues avant en cas de problème (système TOD, Torque On Demand), le nouveau Sorento agit comme un SUV : traction avant, avec report sur les roues arrière en cas de pépin. Toujours baptisé TOD. Mine de rien, cela change tout. Vraiment tout. D’authentique 4x4, le Kia Sorento est devenu un SUV de plus. En témoigne le poids remorquable, réduit de 2.8 tonnes à 2.5 tonnes, mais aussi ce qui fait l’essence d’un 4x4 : son réducteur. Il est désormais absent du Sorento. Nous n’en avons d’ailleurs jamais vu sur un moteur transversal, à part chez les magiciens de Dangel. Bref. Le Kia Sorento abandonne donc toute velléité de conduite hors goudron ou presque, et développe ses aptitudes routières. C’est la théorie de l’évolution, suivant en cela les aspirations de la clientèle. Au volant, c’est bel et bien le jour et la nuit. Et même si on appréciait ladite nuit, à savoir l’ancien Sorento et son homogénéité, force est de reconnaitre que le nouveau est une lumière ! En clair, les 197 chevaux et les 43 mkg du moteur CRDi ne sont pas qu’un effet d’annonce. Parfaitement secondé par sa nouvelle boite 6, ils donnent des ailes à un Sorento qui n’est jamais allé aussi vite. On n’attendait pas ce Kia à pareille fête ! La bonne santé générale du Kia Sorento 2.2 CRDi ne se traduit pas seulement par ses belles accélérations et ses bonnes reprises, mais aussi par sa capacité à accepter à rouler en sous-régime sans grogner ni vibrer : de plus en plus rares avec les diesel d’aujourd’hui. De plus, il se montre assez silencieux et d’une sonorité assez soyeuse, un peu comme l’étaient les derniers diesel à injection indirecte il y a quelques années. Ca n’a pas l’air mais c’est un compliment ! Agréable sur la route, le Kia Sorento l’est aussi à l’intérieur. On a de la place bien entendu, avec une nouveauté : le plancher du coffre cache deux strapontins permettant de rouler à sept personnes à bord. La construction semble de qualité, mais les plastiques ne sont pas toujours très flatteurs… La finition est unique, mais l’équipement est plus que complet. Prenez votre souffle : 10 airbags, contrôle de stabilité ESC, assistance au démarrage en côte AHS, phares Xénon, roues en 18 pouces, vitres surteintées, radar de recul, caméra de recul intégrée au rétroviseur central (effet garanti), rétroviseurs rabattables électriquement, seuils de portes métal avec éclairage rouge la nuit (là aussi, effet garanti), sellerie cuir, sièges chauffants, à réglage électrique côté conducteur, applications décoratives bois ou métal, CD-MP3 avec port USB, toit ouvrant panoramique, climatisation 3 zones… Rien de moins ! C’est spécialement complet et à ce tarif, c’est une offre introuvable chez les autres. Ne reste que deux options, la peinture métallisée et un excellent GPS-Bluetooth Pioneer de la série AVIC. Ce dernier constitue la seule solution d’avoir le Bluetooth à bord, mais l’option coûte pour sa part assez cher : l'acheter dans un centre auto coûtera presque moitié prix ! Notre conscience professionnelle (ou est-ce notre grain de folie ?) nous a poussé à tester le Kia Sorento en franchissement. Pneus route, 4 roues indépendantes, pas de réduction ni de blocage de pont, il n’y avait aucun miracle à attendre. Du coup, le Sorento nous a favorablement étonné. Bien entendu, les débattements sont inexistants et les pneus avouent immédiatement leur limite dès que l’adhérence devient précaire. Mais il est possible de verrouiller le différentiel central, l’antipatinage se montre relativement efficace et surtout, en première sur le ralenti, le Sorento ne cale que difficilement. Du coup, il n’est pas nécessaire de taper dans l’embrayage. Mais quand le terrain devient plus technique, sur le ralenti l'antipatinage est sans effet car le 4x4 et ses roues manquent d'inertie. Dans un tel cas, il faut un régime plus élevé. Les choses se gâtent alors, car lorsque le Sorento est sur le point de passer la difficulté, l'antipatinage fait du zèle, bloque les roues et fait tout caler. Malgré tout, il sera donc tout à fait possible de randonner en famille aux commandes d’un Sorento bien chaussé, et c’est une excellente nouvelle. Le contrôle de vitesse en descente est livré de série, et se montre plus doux et plus agréable que chez d’autres 4x4 bien connus. Sur piste rapide, on retrouve toutes les qualités routières du Sorento et la santé de son moteur, mais la suspension se montre alors un peu trop souple à notre goût pour pouvoir rouler vite. Le Kia Sorento est devenu un SUV, mais un SUV de très bonne facture, performant, capable de faire un peu de piste, et… proposant un rapport prix/équipement sans concurrence ! Et on ne parle pas de la garantie de 7 ans… Kia Sorento 2.2 CRDi : Fiche technique
Liens Site officiel du constructeur : Kia Les fiches techniques des concurrentes : BMW E84 X1 xDrive23d BMW F25 X3 xDrive20d BMW F25 X3 xDrive20d Auto Chevrolet Captiva 2.2 VCDi AWD Land Rover Range Rover Evoque SD4 Volkswagen Touareg II V6 TDI 204 ch Volvo XC60 D5 Avis des internautes
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